Radio maritime · sécurité

VHF, CRR, licence et MMSI : les règles utiles au plaisancier

La radio VHF relie le bateau aux secours, aux sémaphores, aux ports et aux autres navires. Son usage dépend du type d’appareil, de la zone de navigation et des compétences détenues à bord.

Vérifié le 30 juillet 2026
6 W seuil de la VHF portative sans ASN
ASN appel sélectif numérique lié au MMSI
Gratuite la licence radiomaritime ANFR

Ce que le permis plaisance autorise en France

Dans les eaux territoriales françaises, une VHF portative dépourvue d’ASN et limitée à 6 watts peut être utilisée sans CRR. Pour une VHF fixe ou une VHF portative équipée de l’appel sélectif numérique, la personne qui l’utilise doit détenir au minimum un permis plaisance maritime ou le Certificat restreint de radiotéléphoniste. Cette règle explique pourquoi les connaissances radio font partie du programme de l’option côtière.

Le permis ne dispense pas de connaître les procédures. Un appel de routine, un message de sécurité et un message de détresse n’utilisent ni les mêmes mots ni la même priorité. La voie 16 sert à la veille, à la détresse et à l’appel initial ; elle ne doit pas être encombrée par une conversation prolongée. Les exercices doivent être réalisés dans un cadre adapté, sans simuler de fausse détresse sur les fréquences réelles.

Quand le CRR devient indispensable

Le CRR maritime est nécessaire pour un plaisancier qui navigue à l’étranger avec une VHF, qu’elle soit fixe ou portative. Il constitue un certificat d’opérateur radio reconnu au-delà des seules eaux françaises. Le CRR maritime couvre également l’usage en zones fluviomaritimes et fluviales, tandis que le CRR fluvial est limité aux voies intérieures.

Avant un projet transfrontalier, il faut distinguer les règles relatives au conducteur du bateau de celles qui concernent l’opérateur radio. Le titre de conduite français peut être accepté selon le pavillon et le pays, mais l’usage de la radio répond à un cadre international. Vérifier ces deux aspects évite de découvrir une exigence administrative au dernier moment.

Licence radiomaritime et numéro MMSI

La présence à bord d’une VHF fixe ou portative, avec ou sans ASN, impose une licence radiomaritime. Cette autorisation administrative est délivrée gratuitement par l’Agence nationale des fréquences et renouvelée chaque année. Elle décrit l’installation radio du navire et doit être actualisée lors d’un changement de propriétaire, d’adresse ou d’équipement.

Lorsqu’un appareil ASN, une balise ou un autre équipement compatible le justifie, l’ANFR attribue un MMSI de neuf chiffres. Ce numéro identifie le navire et son propriétaire dans les systèmes de sécurité. Il est lié à une immatriculation et ne doit pas être transféré vers une autre embarcation. Une programmation erronée peut ralentir l’identification lors d’une alerte.

La routine radio à préparer avant de larguer les amarres

Avant chaque sortie, contrôlez l’alimentation de la VHF, le niveau de charge d’une portative, le bon raccordement de l’antenne et la lisibilité de la position GPS transmise à l’ASN. Gardez près du poste un aide-mémoire indiquant le nom du bateau, son indicatif, son MMSI et la formulation d’un message d’urgence. L’équipage doit savoir où se trouve la radio et comment sélectionner la voie 16.

La VHF ne remplace ni la préparation météo ni les autres moyens de sécurité. Elle complète une chaîne : équipement individuel, connaissance de la zone, capacité à donner une position et comportement adapté. Un téléphone peut être utile près de la côte, mais sa couverture, sa résistance à l’eau et son absence de diffusion collective en font un moyen différent.

Questions de bord

Repères rapides

Le CRR est-il obligatoire avec une petite VHF portable ?

Dans les eaux territoriales françaises, non pour une portative sans ASN de 6 watts maximum. À l’étranger, le CRR maritime devient nécessaire.

La licence ANFR est-elle payante ?

Non. La licence radiomaritime est gratuite, valable un an et renouvelée chaque année.

Le permis côtier suffit-il pour une VHF fixe en France ?

Oui dans les eaux territoriales françaises, sous réserve que la station dispose de sa licence à jour et que l’utilisateur maîtrise les procédures.