Extension · navigation au large

Extension hauturière : carte, marées et examen

L’extension hauturière lève la limite de distance de l’option côtière. Son examen vérifie surtout la capacité à construire et contrôler une navigation sur carte.

Vérifié le 30 juillet 2026
1 h 30 durée de l’épreuve
10/20 note totale minimale
7/12 minimum requis au problème de carte

Une extension réservée aux titulaires du côtier

L’extension hauturière complète l’option côtière. Elle permet de conduire un bateau de plaisance à moteur en mer sans limitation réglementaire de distance depuis un abri. Elle ne supprime ni les limites du bateau ni les obligations liées à la catégorie de navigation et au matériel de sécurité. Pour s’y présenter, il faut déjà posséder l’option côtière.

Contrairement à une première option de base, l’inscription peut être réalisée en candidat libre. Une formation reste souvent utile pour acquérir les méthodes de tracé, de calcul et de contrôle attendues. Le choix dépend du niveau initial, du temps disponible et de la capacité à faire corriger régulièrement ses exercices.

Le contenu de l’épreuve

L’examen dure une heure trente. Le problème de carte est noté sur 12 points. Il demande de tracer ou d’analyser une route, de travailler avec les coordonnées, les relèvements, les caps, les corrections et les distances. Le calcul de marée vaut 4 points. Deux questions de météorologie, des questions sur les aides électroniques et une question relative au matériel de sécurité complètent la note.

Pour être reçu, il faut obtenir au moins 10 points sur 20 et au minimum 7 points au problème de carte. Cette double condition rend le travail cartographique central. Une bonne note sur les questions courtes ne compense pas un tracé insuffisant.

Carte 9999 et instruments

La préparation s’effectue sur la carte spéciale d’examen 9999. Le candidat doit maîtriser la règle de navigation, le compas à pointes sèches, le crayon, la gomme et la calculatrice autorisée. Les instruments doivent être simples à manipuler et familiers avant l’épreuve. Un matériel nouveau le jour de l’examen fait perdre du temps et de la précision.

La qualité du tracé compte autant que le résultat numérique. Utilisez un crayon fin, reportez les mesures avec soin et gardez visibles les étapes nécessaires à la correction. Après chaque exercice, vérifiez la cohérence de la route avec la carte : profondeur, danger, sens du courant et ordre de grandeur de la distance.

Marées, météo et aides électroniques

Le calcul de marée demande de passer d’un tableau à une hauteur d’eau estimée à une heure donnée, ou de rechercher l’heure correspondant à une hauteur. Les exercices suivent une méthode précise. Écrire les données, contrôler les unités et distinguer hauteur de marée, profondeur cartographiée et hauteur d’eau disponible évite la majorité des erreurs.

Les questions de météorologie portent sur la lecture et l’interprétation de situations utiles à la navigation. Les aides électroniques sont abordées avec leurs limites : qualité des données, réglages, alimentation, décalage de carte et nécessité de conserver une capacité de contrôle indépendante.

Construire un programme de préparation

Une progression efficace commence par les gestes de base sur la carte, puis introduit séparément le courant, la dérive, les relèvements et les marées. Les sujets complets viennent ensuite. Chronométrez-vous seulement lorsque la méthode est stable ; chercher la vitesse trop tôt installe des raccourcis difficiles à corriger.

Conservez un carnet d’erreurs. Pour chaque devoir, notez l’étape qui a posé problème et la vérification qui aurait permis de le détecter. À l’approche de l’examen, réalisez plusieurs sujets de 1 h 30 dans les conditions réelles, avec le matériel autorisé et sans interruption.

Questions de bord

Repères rapides

La formation hauturière est-elle obligatoire ?

Non. L’examen peut être présenté en candidat libre, mais une préparation encadrée peut être utile pour apprendre et faire corriger la méthode.

Faut-il repasser de la pratique ?

Non. L’extension hauturière est une épreuve théorique réservée au titulaire de l’option côtière.

Quel est le droit officiel d’inscription ?

Le ministère indique un timbre fiscal de 38 euros pour l’inscription à une extension. Vérifiez le montant au moment de la démarche.